Entretien prairie chevaux

Un ostéopathe équin me racontait un jour... "je connaissais un vieux cheval de plus de 30 ans qui vivait dans une prairie non entretenue depuis des années. un jour, ses protecteurs ont décidé le lui aménager une prairie plus confortable et plus adaptée pour ses derniers jours; ils ont complètement retourné la terre, l'ont préparée avec des engrais et des nutriments puis l'ont resemée avec un mélange spécial cheval. Ensuite, ils y ont installé leur vieux cheval. C'est à ce moment là, me dit l'osteopathe, que le vieux cheval a commencé à développer toutes sortes de maladies; dans la prairie non entretenue ou poussaient toute sortes de plantes de friches, il avait trouvé son équilibre. Et cela lui a été enlevé, avec une intention de bien faire..;

L'on peut comprendre que le type de végétation qui pousse sur une prairie est la tentative du sol pour retrouver un équilibre. Une terre en friche, polluée,  verra se développer des bouleaux, des orties, des ronces et cela durant 30 ans. Ces végétaux préparent la venue des feuillus qui commencent à croitre sous le couvert des ronces... le temps faisant son alchimie, les premiers végétaux qui s'étaient plu dans un sol pauvre et asphyxié disparaissent, après avoir régénéré le terrain grâce à la chimie particulière de chaque végétal, pour être suivi d'autres espèces... les feuillus trouvent un abri sous le couvert des ronces jusqu'à ce qu'ils ne craignent plus les dents des chevreuils... et la forêt première disparait peu à peu, sous les effluves d'autres espèces d'arbres;;.  cela c'est un menuisier drôlement calé qui me l'a raconté; alors j'espère qu'après ce récit, il conviendra de regarder les herbes indésirables comme une tentative du sol pour retrouver un équilibre, un dessein qui ne va pas  nécessairement dans le sens qu'on voudrait.

Idealement iml faudra éviter le surpâturage ; les chevau en effet, vont manger les bonnes herbes et laisser lcelles qui ne sont pas commestibles. Ces dernières vont alors proliférer.Trèfle en excès, renoncules figurent parmi ces toxiques. 

Alors que faire? 

ne pas surpaturer, et laisser le sol se régénérer. Laisser la prairie monter en graine, 

Les engrais classiques visent à augmenter le rendement des plantes et pour se faire, le raisonnement habituel est d'apporter des engrais pour stimuler une forte croissance des  plantes. Il a été scientifiquement prouvé qu'un traitement aux engrais classiques dévitalise le sol à long terme. (je donnerai d'autres explications très bientot)

Qu'en est-il de la vie du sol? Le sol n'est-il pas ce qui nourrit les plantes?  les engrais de synthèses sont comme des perfusions que l'on apporte aux plantes et donc, à l'herbe, sans tenir compte des déséquilibres qui peuvent survenir dans le sol à cause de toutes les réactions chimiques et ioniques naturels qui s'opèrent entre les minéraux et les micro organismes qui le composent. Le sol n'est pas une matière morte ni un simple support, mais un corps vivant extrèmement complexe.

Claude et Lydia Bourguignon, deux ingénieurs agronomes ayant participé au film de Coline Serreau "Solution locales pour un désordre global" passent leur temps à parcourir la planète pour tenter de sauver des sols appauvris et malades; ils démontrent dans leur ouvrage que celui qui veut obtenir de belles récoltes et de belles plantes doit s'occuper d'abord de l'entretien de son sol car c'est le sol qui s'occupera de nourrir les plantes.

Une prairie permanente est un sol constamment couvert par une végétation; il ne subit pas le lessivage hivernal des sols labourés. Elle conserve sa couche d'humus garante de la présence d'insectes, de vers de terre, de micro-organismes opérant la photosynthèse et la transformation des matières mortes et permettant l' osmose entre les levures, les champignons et autres micro-organismes qui permettent aux plantes de se nourrir du sol.

Mais le déséquilibre engendré par le surpâturage, la chimie environnante, les pluies acides et l'épandage annuel d'engrais de synthèse perturbent ce fragile équilibre ainsi que les cycles naturels. Pour ne pas tomber dans la roue infernale de la chimie de synthèse, pour éviter les engrais synthétiques, nous essayons d'autres pistes.

1/ L'une d'entre elle consiste à la rotation des pâturages, méthode déjà bien connue. Nous avons banni les engrais synthétiques, véritables bakster pour sols affaiblis, et essayons de laisser faire la nature le plus possible en observant ce que notre sol nous indique. (observation des plantes spontannées par exemple);

2/ Nous tentons de suivre le calendrier lunaire (nous avons planté l'herbe un jour racine en luine descendante, pour favoriser l'enracinement. pourquoi cette option?  une prairie à chevaux est fortement sollicitée par le piétinement; de plus, dans notre  sol argileux et sablonneux qui sèche très fort en été et devient vite de la boue en hiver, nous voulions favoriser les racines de la plante et non sa masse herbeuse.

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La jeune prairie en mars, semée 7 mois plus tôt en jour racine, lune descendante sur un ancien champs de maïs qui avait subi de nombreuses pulvérisations. Les racines ont résisté au rau piétinement des 6 chevaux du Val des Fées durant tout l'hiver. La présence de la tourbière et du petit bois, la pulvérisation de Em (micro organismes efficaces)  permet de repeupler la terre meurtrie avec des vers de terre et des micro-organismes.

3/ Nous traitons notre prairie avec des EM et de la poudre de roche, des Em (voir notre page EM micro organismes efficaces et utiles) du calcaire naturel d'origine marine (surtout pas le calcaire minéral qui peut bloquer certains processus naturels dans le sol). 

L'AGROFIELD (autrefois nommé bétalgine) est une solution facile à pulvériser et peut remplacer les big bag de calcaire à base d'algues marines plus difficiles à épandre si l'on a pas de tracteur. (voir l'adresse dans les liens)

4/ Nous laissons une parcelle vierge, sans aucune intervention humaine, afin de favoriser la venue d'oiseaux, d'insectes et de micro- organisme qui puissent coloniser le reste de la parcelle.

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Le sous-bois laissé sauvage pour favoriser la vie naturelle; Dans une autre partie du bois que nous laissons accessible aux chevaux, les ronces, la prêle, les fougères et les orties ont colonnisé le milieu à notre grand bonheur. Nous prélevons quelques prêles pour réaliser des purins dans le potager, quelques orties pour faire de délicieuses recettes ou que nous faisons sécher pour nourrir les chevaux en nutriments, les ronces qui nous donnent des mûres en été et dont les jeunes pousses font le bonheur des chevaux au printemps.

5/ Nous ramassons les crottins pour éviter un excès de matières non décomposées et qui ont besoin de temps pour être bénéfique dans le sol (voir notre page Ramassage des crottins) L"apport d'engrais organique comme le crottin est bénéfique une fois composté ou transformé par les EM et les lombrics de fumier (il faut entre 1 à 2 ans de compostage par les lombrics pour obtenir le meilleur des engrais)

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les brouettes de crottins ramassées quotidiennement dans la prairie permettrons de réaliser le meilleur des engrais après un compostage avec des vers rouges.

NB pourquoi le calcaire naturel d'origine marine et non pas le calcaire minéral ?: Le calcaire d'origine marine (coquilles d'huitre broyées par exemple) est un calcaire déjà métabolisé puisqu'il est d'origine végétale ou animale; de ce fait, il est compatible avec le métabolisme des végétaux et des animaux, alors que l'univers minéral est d'une autre nature.

 

Enfin, uin lien intéressant  avec un point de vu qui apporte des éléments intéressants sur le uite suivant : http://www.gnis.fr