Le Parasitisme

Comment vermifuger nos chevaux

Le parasitisme est certainement l'un des fléaux les plus importants qui guettent nos chevaux. Il est à l’origine de nombreux troubles plus ou moins connus. On entend dire tout et n’importe quoi à propos de la lutte contre le parasitisme.  Les vétérinaires, quoique très compétents en la matière, ont rarement le temps (et on les comprend) de nous expliquer la complexité du problème et les moyens de lutte. Nous avons donc cherché à faire le point sur ce sujet en rassemblant un maximum de données.

C’est ce travail d’investigation que nous vous livrons ici, y compris des solutions naturelles (voir en bas de page)

Quelques sources utiles 

http://www.biensoignersoncheval.com/la_vermifugation_044.htm

http://www.equiveto.be

http://www.galopin-fr.net/parasites/parasites.htm

Il y a lieu de dire que toute vermifugation chimique ne fait que réduire un éventuel excès de vers sans les détruire tous; les études scientifiques ont établi que les vers développent des résistances ce qui explique la nécéssité de changer de familles de molécule (et donc de marque de vermifuge), sujet que nous développons plus bas.

La meilleure parade aux parasites est l'immunité du cheval, car il est illusoire de penser que l'on peut supprimer les parasites du milieu naturel; il y en a partout, des milliards et des milliards de parasites investissent l'environnement interne et externe de tout organisme vivant, y compris le nôtre. La difficulté est de mesurer l' immunité d'un organisme et la tentation est grande de recourir à une solution dite "facile" les vermifugations chimiques. Ces dernières sont cependant si toxiques que cela vaut la peine de bien réfléchir à leur utilisation si on y recourt et de bien comprendre les cycles des vers pour les administrer de façon efficace.

 

LE MIRACLE DE L'ARGILE VERTE 

Je parlerai tout d'abord de l'argile verte, que l'on trouve facilement en sac conditionnés de 25 kg (coutant plus ou moins 55 euros) 

J'en donne par cure (voir protocole de préparation en fin de texte) ; je l'ai fait après avoir observé mes chevaux lécher  le sol, dans un endroit du paddock ou une poche d'argile affleure naturellement. Intriguée, je les voyais se succéder les uns après les autres pour venir lécher la terre et j'en suis venue à étudier la question.

L'argile est une substance indispensable pour renforcer l'immunité, détoxifier l'organisme et même combattre directement certains parasites intestinaux.

L'argile est un vermifuge naturel qui élimine certains parasites comme les oxyures. Si vous avez des chevaux qui se grattent le derrière et s'ébouriffent les crins de la queue, alors pensez aux oxyures, des petits vers blancs que l'on peut voir sortir de l'anus des chevaux en début de soirée; les femelles y déposent leurs oeufs autour de l'anus du cheval et les larves sont investantes 6 heures après.

Les cures d'argile en ingestion sont indiquées après l'administration de vermifuges chimiques ou après tout traitement chimique, car comme le dit Jade Allègre, médecin du tiers monde, l'argile est "une tête chercheuse"; elle va littéralement aller chercher les toxines et les poisons là ou ils sont lorsqu'elle est ingérée en interne (voir l'intervieuw de Jade Allègre sur le lien suivant : http://www.vivrecru.org/jade-allegre-lhomme-et-largile/ )

Si l'argile n'expulse pas tous les parasites, elle va néammoins détoxifier l'organisme des toxines produites par le métabolisme des parasites et par toutes les substances toxiques ingérées par le cheval. C'est là que son action est incontournable. Se faisant, elle va permettre à la muqueuse intestinale qui est l'interface entre le milieu interne et les aliments ingérées, de retrouver sa fonction: empêcher la pénétration des toxines dans l'organisme.  

Lorsque la muqueuse intestinale est agressée par les excès de toxines ( traitements chimiques, l'amidon et le gluten contenu dans des rations de céréales, le stress... bref, tout facteur acidifiant)  elle va s'affaiblir et laisser passer de nombreuses toxines qui vont encrasser tout l'organisme, surcharger le foie, le sang, provoquer des allergies cutanées et des déséquilibres innombrables et divers... un organisme intoxiqué est un organisme affaibli dont les fonctions sont ralenties, voire entravées, ce qui provoque indirectement de nombreux problèmes de santé.

Cette explication peut paraitre simpliste; elle le serait s'il n'y avait pas les innombrables cas expérimentés sur le terrain.

On comprend aujourd'hui de manière scientifique que l'argile opère de façon mécanique et de par sa charge électro-magnétique (c'est pourquoi il ne faut pas toucher l'argile avec du métal) ; elle est par exemple, très efficace sur tous les poisons qui ont une charge électro-magnétique positive comme le cesium 134, mais n'aura pas d'action directe sur les nitrates ou l'iode qui ont une charge électro-magnétique négative. Elle va aussi agir sur les microbes et les virus qui se développent dans un organisme souffrant d'acidose  (pour approfondir le sujet voir aussi ma page sur la bioélectronique Vincent qui explique ce phénomène: L'eau de boisson)

L'argile est donc un ingrédient incontournable en matière de parasitisme, pour combattre les oxyures, pour renforcer l'immunité du cheval, seule véritable défense contre les parasites: (rappelons que les vermifuges chimiques ne font qu'éliminer un excès de parasites pour 4 semaines voire 12 semaines pour les vermifuges rémanents, en développant aussi la résistance des parasites) tout en détruisant la flore intestinale du cheval.

Comme je le disais plus haut, la grande difficulté est d'évaluer l'immunité du cheval face à la complexité de la physiologie des parasites, dont certains s'enkystent dans les tissus pour plusieurs années et infestent massivement le cheval lorsque celui-ci traverse une période de faiblesse.

Aussi la lutte parasitaire est multiple (elle visera une bonne gestion des prairies, un bon équilibre alimentaire, une observation qui visera une adaptation à chaque situation. Rien de confortable et de "planplan" mais en matière de parasite, c'est ça, ou alors, on décide de s'en remettre à la chimie et de fermer les yeux sur les effets à long terme en oubliant que les laboratoires de renom et les études scientifiques ont un objectif économique qui cible la santé d'un cheval de concours destiné à vivre 15 ans en bonne santé, pas plus, car au-delà, ses performances s'amenuisant, il deviendra inintéressant et l'on ne se préoccupera donc pas des effets à long terme. Mais pour ceux qui veulent garder leur cheval longtemps en bonne santé, la démarche sera différente.

 

PROTOCOLE DE PREPARATION  D'ARGILE VERTE contre les parasites internes

Pour la préparation, voir ma page L'argile et les chevaux

Donner en cure chaque mois durant 7 jours (mais chaque cas étant différent, les cures peuvent être prolongées, par exemple après une vermifugation chimique, une intoxication,un infestation parasitaire...)  il faut observer et voir si le cheval rejette l'argile au bout d'un moment; l'excès d'argile peut éventuellement causer une carence en sodium, car l'argile a une prédilection pour le sodium; une pierre à sel disponible en permanence permet d'éviter les carences; si un cheval en bonne santé se met à lécher abondamment la pierre à sel, vous saurez qu'il faut arrêter l'argile un certain temps. 

Savoir aussi que les parasites ont des cycles calqués sur la lune et que leur activité est au plus fort au moment de la pleine lune. il est donc judicieux de commencer la cure quelques jours avant la pleine lune et surtout après, pour éliminer les toxines provoquées par la prolifération des parasites. 

Jade Allègre, médecin du monde, ayant utilisé l'argile dans des pays autrement plus exposés que les notres à des maladies graves, microbiennes, virales, aux infections et au manque d'hygiène, a choisi, lors de ses voyages, de vivre dans les mêmes conditions que les autochtones, buvant la même eau croupie qu'elle épure uniquement avec de l'argile, sans jamais être malade. Voici sa thèse que l'on peut télécharger sur son site, les témoignages de nombreux médecins, les études scientifiques qu'elle indique sur ce même site : http://www.lhomme.et.largile.free

 

 

LES AUTRES SOLUTIONS

FAUT-IL ALTERNER LES VERMIFUGES CHIMIQUES?

La réponse unanime est OUI, mais pas n’importe comment.

1/ On ne va pas lutter contre les mêmes parasites selon les saisons et selon les stades auxquels ils se trouvent liés aux cycles ( œufs, larves ou vers) 

2/ Les parasites sont capables de développer des résistances aux vermifuges. Ce problème n'est pour l'instant pas catastrophique dans nos pays, bien que les résistances à certaines molécules ne font qu'augmenter, mais en Australie par exemple, certains vers parasitant les moutons sont devenus résistants à tous les vermifuges existants!! Il est donc de notre responsabilité de ne pas vermifuger n'importe comment afin d’éviter une situation semblable d’ici quelques années.

 

EN PRATIQUE

Il va falloir réfléchir à une véritable stratégie qui sera adaptée à votre situation :

1/ Selon le lieu de vie des chevaux (type de prairie), sèche, humide, infestée ou non, passage de nombreux chevaux ou groupe stable…).

2/ Selon la composition du groupe (certains chevaux seront plus sensibles que d’autres à certains vers et nécessiteront un traitement un peu différent jusqu’à ce que tous les chevaux puissent être vermifugés ensemble avec les mêmes molécules.

Il sera beaucoup plus difficile de gérer un programme de lutte contre les vers dans des lieux de passage ou de surpâturage ou lorsqu’il y a des poulains ; dans ces cas, il faudra individualiser le programme de vermifugation en faisant d’avantage d’analyses de crottins ou même de prélèvements et en adaptant les vermifuges selon les résultats.

Par contre, dans un petit groupe stable, le but de la stratégie sera d’amener tous les chevaux à recevoir le même vermifuge au même moment et à favoriser dans le milieu ambiant, une population de vers moins résistants aux différents vermifuges.

 Retenons qu’il est inutile de mal vermifuger

1/ En prenant n’importe quelle molécule à n’importe quel moment

2/ En donnant trop souvent des vermifuges ou en étant chiche sur les doses pour faire des économies, ce qui va favoriser dans les deux cas les résistances des vers.

 

COMPRENDRE CE QUE L'ON FAIT

L'administration de vermifuges chimiques n'est pas un acte anodin ; on donne de la chimie à nos chevaux, et sur certaines notices, on peut même lire qu’il faut éviter le contact du produit avec la peau… cela en dit long sur leur toxicité.

Si l’on est quasiment obligé de donner des vermifuges, c’est seulement parce que les conditions de vie de nos chevaux domestiques sont devenues artificielles : à l’état naturel, le cheval était un nomade qui pâturait rarement au même endroit et qui trouvait les plantes médicinales dont il avait besoin ; il vivait dans un milieu sain, non pollué et la sélection naturelle favorisait les sujets qui développaient une résistance naturelle. Car les chevaux sont naturellement équipés pour lutter contre les parasites, comme tous les herbivores sauvages d’ailleurs, sinon ils ne seraient jamais parvenus jusqu’à aujourd’hui… les vieux chevaux sont d’ailleurs globalement moins parasités que les adultes ou les jeunes car ils ont acquis une assez bonne immunité avec les différents parasites qu'ils ont rencontré durant leur vie (sous réserve qu’ils aient été bien soignés).

Nos chevaux domestiques sont donc potentiellement en déséquilibre et soyons donc bien conscients que le mode de vie que nous pouvons leur donner aujourd’hui favorise le parasitisme : pas assez de place, trop de polluants, appauvrissement de la flore… nous ne sommes pas assez connaissant pour pouvoir reproduire le subtil équilibre de la nature lorsqu’elle était sauvage.

 

 

Alors, comment faire? voici quelques directions de recherche

1/ L'approche en Biodynamie  laisse entendre que les herbages au stade feuille, dans la sphère "eau" vont favoriser la prolifération des parasites intestinaux. Pour bien faire, il faudra donner accès aux pâtures dès que le stade "feuille" est dépassé et que le stade "fleur" débute, autrement dit, lorsque les graminées commencent à développer une tige creuse pour monter en fleur.

2/ Le ramassage systématique des crottins​ les paddocks et les prairies surpâturées a montré son efficacité, surtout par temps humide car la sécheresse va détruire en partie les œufs et les larves.

2/ L’entreposage des crottins en tas détruira par la fermentation et la chaleur, beaucoup de larves et d’œufs. Le fumier composté pourra être épandu à nouveau sur la prairie seulement et au minimum au bout d’un an. Avant cela, il pourrait contaminer massivement le sol. (C’est pourquoi il faut éviter de chainer les prairies avec des crottins non compostés)

3/ Le respect des cycles naturels On pourra utiliser les EM (micro-organismes utiles) qui induisent un milieu organique ambiant plus équilibré ; en effet, comme tous les organismes vivants, les vers sont sensibles aux variations de PH, à la résistivité et au RHo (mesures établissant la nature des micro-courants électriques qui animent le vivant et favorisent soit les microbes, soit les virus, soit les champignons…)

Cet équilibre subtil et mesurable avec des appareils très sophistiqués explique la raison pour laquelle on conseille de vermifuger 2 à 3 jours avant la nouvelle lune (lune noire) ou à la rigueur avant la pleine lune, car les cycles lunaires influencent les mesures de ces micro-courants électriques et magnétiques qui animent tous les organismes vivants ; les cycles des vers et micro-organismes sont très liés à ces variations comme ont pu le démontrer certaines études scientifiques.

Dans la même idée, il faut éviter l’acidification du milieu intérieur du cheval : un excès de céréales ou une nourriture mal adaptée, le stress et autres facteurs peuvent affaiblir son immunité, première barrière contre le parasitisme.

4/ L’apport de plantes médicinales ou autres substances pour renforcer l'immunité et la bonne marche du métabolisme. On pourra ajouter aux rations par cures, des mélanges de plantes (AJC nature nous semble une bonne adresse et propose des mélanges dans ce sens), ainsi que des cures de poudre d’ail (mais attention, toujours dans la même idée, l’excès nuit en tout)

On pourra aussi traiter avec des huiles essentielles, mais attention, la présence d’huiles essentielles dans le tube digestif pourra faire migrer certaines larves dans d’autres organes (poumons) là où elles seront hors d’atteinte ;

Au Canada, on donne de la terre diatomée qui produit un effet abrasif et élimine certains vers… il est désormais possible d'en trouver en Belgique chez Alain Falque et Sylvia Kramer http://www.syntonieanimale.com/

Le propos est surtout de montrer que seule un action multiple permettra de lutter contre l’excès de parasites et aidera les chevaux.

Les vermifuges chimiques ou naturels ne sont en aucun cas des produits miracles ; soyons conscients qu’il n’existe pas de lutte facile, simple, prête à l’emploi comme veulent le faire croire les publicités et rien ne remplace la vigilance, l'expérience, l'observation et le respect des règles de bon sens.

 

 

 

 

LES FAMILLES DE VERS ET LES MOLECULES DES VERMIFUGES

Il existe chez le cheval 2 types de vers : Les vers plats et les vers ronds.

VERS PLATS (tenia)

Molécules efficaces : PRAZIQUANTEL

Les vers plats contaminent surtout les jeunes chevaux et ne présentent pas de résistance marquée aux vermifuges.

Furexel combo - Eqvalan duo, - Equimax - Equest pramox (qui lutte aussi contre les larves enkystées).

Le pyrantel (Horseminth) a une certaine efficacité à double dose contre ces vers plats.

 

VERS RONDS  (grands strongle, petits strongles, gastérophiles …)

Molécules efficaces :

1/ BENZIMIDAZOLES (Telmin, Rintal, Panacur) = « anciens vermifuges »

2/ PYRANTEL (Horseminth)

3/ LACTONES MACROCYCLYQUES avec 2 sous familles : la moxidectine (Equest) et l'ivermectine (Eqvalan, Furexel, Maximec, Eraquel, Noromectin…)

L'espèce la plus dangereuse et qui montre le plus de résistances est le « petit strongle » Les 2 premières familles de molécule génèrent des résistances. C'est pourquoi à l'apparition de la 3eme famille, on a poussé la consommation des ivermectine/moxidectine, avec pour conséquence l'apparition de nouvelles résistances.

Faute de mieux, la stratégie à suivre désormais est d’essayer de diminuer l'excrétion par les chevaux de vers résistants à la 3eme famille en créant chez les chevaux, un refuge de vers faibles.

Il faut savoir que plus on traite un cheval porteur de vers déjà résistants avec la même molécule, plus cette résistance va augmenter et plus on va « ensemencer » le milieu de vers résistants à ce vermifuge.

On va donc faire appel aux anciennes molécules (familles 1 et 2) qui génèrent des résistances à elles-mêmes mais n'augmentent pas la résistance à la 3eme famille et on va éviter de traiter uniquement avec la 3eme famille.

2/ On va éviter de traiter à répétition des chevaux qui ne seraient pas de gros porteurs et donc de gros excréteurs. (D’où l’importance de tester régulièrement les crottins de chaque cheval)

On va donc moins traiter  les chevaux qui hébergent des vers faibles ; car en crottinant, tous les chevaux excrètent des œufs et des larves qui colonisent le milieu. En favorisant la colonisation de vers faibles dans le milieu extérieur pour arriver à ce que le combat entre vers résistants et vers faibles dans le paddock évolue en faveur des vers faibles. A terme, les chevaux qui ingurgitent de toute façon des larves de vers avaleront plus de larves de vers faibles que de vers résistants aux vermifuges.

Il faut aussi savoir que les parasites se présentent sous différentes formes suivant le stade de leurs cycles; le vers adulte, les œufs, les larves… dont certaines vont s’enkyster et peuvent rester des années dans les tissus des organismes sans les altérer, puis se manifester lors d’une baisse d’immunité.

Les différentes familles de molécules ne vont pas toutes agir sur les mêmes stades et certaines seront efficaces sur les vers adultes, d’autres sur les larves, d’autres sur les larves enkystées. D’où l’importance de suivre une sorte de calendrier des saisons et d’administrer les vermifuges selon les cycles des parasites.

 

Exemple de protocole pour un CHEVAL AU PRE (pour comprendre le raisonnement, mais à adapter bien sûr) en tenant compte que le cheval s’infeste surtout en mangeant au sol

MARS / AVRIL gastérophiles et vers ronds : Panacur, Telmin, Rintal … (benzimidazole,1 ère famille)

JUIN gastérophiles et vers ronds + ténia  Horseminth (pyrantel, ancienne famille qui  a une certaine efficacité à double dose contre ces vers plats.

SEPTEMBRE gastérophiles et vers ronds Panacur, Telmin, Rintal … (benzimidazoles, 1 ère famille) différent de celui donné en mars/avril

NOVEMBRE gastérophiles et vers ronds + ténia Equest pramox moxidectine, 3eme famille) ou Furexel combo - Eqvalan duo - Equimax (ivermectine, 3eme famille)

NB on va préférer Equest pramox parce qu’il a une rémanence de 90 jours (contre 40-50 jours pour les autres vermifuges) et certaines études le disent moins toxique pour les petits insectes (a vérifier) mais surtout, parce qu’on sait que les vers aiment le temps humide et Equest Pramox a une rémanence de 90 jours contre 40-50 pour l’ivermectine de plus, Equest pramox lutte efficacement contre le ténia et les larves enkystées et à l’approche de l’hiver, les vers restent au chaud…

Voici un site qui montre avec un shéma, un protocole de vermifugation:   www.pharmacie-sterling.com/page/veto/cheval.html

 

AUTRES VERMIFUGES NATURELS

Rappelons que le but à atteindre est de limiter le nombre de vers car les parasites seront toujours présents dans le corps des chevaux, vermifuges chimiques ou non.

L'un des grands intérêts des vermifuges naturels est de ne pas détruire le milieu bactérien utile (et de ne pas nuire aux insectes coprophages qui métabolisent les crottins dans les prairies); il faut environ 12 à 18 mois pour qu'un cheval retrouve une flore intestinale complète après un vermifuge chimique; et l'on sait que le milieu intestinal est la première barrière de l'immunité du corps... 

L'usage d'un vermifuge naturel présent donc des avantages, à condition toutefois de bien maitriser beaucoup d'autres paramètres et de pratiquer une très bonne surveillance (le fait-on avec autant d'assiduité quand on utilise les vermifuges chimiqiues... pas sûr. Et pourtant, si on le faisait on aurait certainement des surprises...)

S'il n'y a pas de surpâturage, de chevaux malades, une nourriture fraiche et variée, cela vaut la peine de tenter le vermifuge naturel:

L'huile essentielle d'ail

Pour ce faire, donner 2 gouttes l'huile essentielle d'ail matin et soir pendant 15 jours dans un morceau de carotte ou de pomme (2 gouttes d'huile essentielle d'ail équivalent à 12 têtes d'ail, c'est donc beaucoup plus concentré que l'ail en poudre ou l'ail floconné.)

L'huile essentielle d'ail combat surtout les strongles (parmis les parasites les plus dangereux) et est très efficace contre les tiques ...  un concentré très fort donc, y compris sur les doigts (mettre des gants en caoutchouc si vous voulez éviter que les gens que vous rencontrez ne vous regardent bizarre étant donné l'agression olfactive dont vos mains seraient la source...) . Au début, les chevaux rechignent, mais ensuite ils mangent le bout de carotte avec les 2 goutes d'HE d'ail sans problème.

Trois mois après, faire une analyse de crottins pour vérifier s'il y a prolifération ou présence normale et envisager le vermifuge chimique en cas de surpopulation de parasites.

Combiner éventuellement cela avec le mélange AJC nature deux fois par an 

http://www.ajcnature.com/contents/fr/p48.html

Certains sites proposent des vermifuges naturels couteux et sophistiqués. Faire simple ; une bouteille de 30 mm dHE d'ail coute dans les 32 € pour environ 10 à 12 mois de vermifugation possible pour un seule cheval. (la vermifugation chimique soute environ 80 €/an avec des produits alternés et efficaces)

 

La terre diatomée

La terre diatomée peut également aider l'élimination de certains vers. Elle est fréquemment utilisée au canada. On la trouve désormais en Belgique chez nos amis Alain et Sylvia Kramer et est certainement l'un des moyens les plus efficaces pour lutter contre les parasites internes et externe de tous nos animaux (et de nous-même d'ailleurs)

http://www.synthonieanimale.com/terrediatomée_3099606.html

 

 

 

 

Pour lutter efficacement contre le parasitisme, un simple vermifuge ne suffit pas.

Il faut penser "lutte globale", et multiplication des mesures à prendre.